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Technologies émergentes et commerce : le Sri Lanka peut-il rester à l’avant-jeu?

Nous vivons à une époque marquée par des changements technologiques et des innovations sans précédent, qui transforment les activités économiques, y compris le commerce. Si des développements tels que la robotique avancée, l’intelligence artificielle (IA), l’Internet des objets (IoT) et l’impression tridimensionnelle (3D) pourraient ouvrir de nombreuses opportunités tant pour les pays développés que pour les pays en développement, ces gains ne sont pas garantis. Pour tirer parti des avantages, tout en minimisant les coûts associés aux perturbations technologiques, les gouvernements doivent gérer avec succès les changements structurels provoqués par les progrès technologiques. Ce blog examine comment les technologies numériques auront un impact sur le commerce et quelles politiques les pays en développement, y compris le Sri Lanka, devraient adopter pour tirer parti de ces transformations.

Impact des technologies numériques sur le commerce

Selon l’OMC, les nouvelles technologies auront un impact sur le commerce principalement en réduisant le coût du commerce. Les progrès technologiques peuvent réduire les coûts de transport et de logistique, en optimisant la planification des itinéraires grâce à l’utilisation du GPS et des capacités de conduite autonome, avec des applications d’IA. Par exemple, en octobre 2016, otto, une start-up de San Francisco, a réalisé avec succès la première livraison de camions autonomes au monde, transportant environ 50 000 canettes de bière Budweiser sur une distance de 120 milles. Les robots intelligents et l’IA peuvent également réduire les coûts de stockage et d’inventaire, tout en accélérant la distribution. L’impression 3D a le potentiel de réduire les coûts de transport et de logistique en diminuant les intrants négociés le long de la chaîne de valeur et en situant la production plus près des marchés finaux. Déjà les fabricants de bijoux, d’instruments de musique, d’articles de sport et de jouets, et d’instruments médicaux, ont dans une large mesure adopté la technologie d’impression 3D. Les changements dans le processus de production peuvent se traduire par des livraisons plus rapides et une réduction des coûts d’expédition, de stockage et de négociation, ce qui profite aux consommateurs.

Nous savons maintenant que des procédures inutiles et des réglementations commerciales lourdes entravent la circulation des marchandises. Le temps et les ressources consacrés à la conformité peuvent parfois constituer des obstacles plus importants au commerce que les droits de douane. Des outils tels que l’échange électronique de données (EDI) et le guichet unique national (NSW) peuvent jouer un rôle important à cet égard, tandis que les nouvelles technologies, telles que la blockchain et l’IA, promettent de réduire davantage les coûts liés au franchissement des frontières. Malgré la promesse de nouvelles technologies comme la blockchain, il reste encore beaucoup à faire pour exploiter leur potentiel dans des domaines tels que la facilitation des échanges en surmontant des défis tels que l’intégration aux systèmes douaniers et la résolution des questions techniques et réglementaires.

Au-delà des barrières derrière et à la frontière, il est difficile de négocier avec des partenaires étrangers dans des pays éloignés parce qu’il est difficile de trouver des informations sur les acheteurs/vendeurs potentiels, leurs produits et la qualité des produits. Il est encore plus difficile de connaître leur réputation, de vérifier l’information et d’appliquer les contrats. Les technologies simples, telles que les téléphones mobiles, ont considérablement réduit les coûts d’information et de transaction et stimulé le commerce.

Les plateformes en ligne telles qu’Amazon, Alibaba, etc. peuvent contribuer à réduire les coûts de jumelage des acheteurs et des vendeurs, à obtenir des informations sur le marché et à fournir des informations sur les consommateurs potentiels. Ces plates-formes contribuent à stimuler la participation des entreprises au commerce international et fournissent des commentaires et des garanties pour améliorer la confiance des consommateurs. Des technologies telles que l’IoT et la blockchain offrent également des moyens meilleurs et moins chers d’assurer la confiance par la certification et la vérification. Bien que ces nouveaux développements offrent de nombreuses possibilités aux entreprises d’organiser leur production et d’atteindre les consommateurs plus efficacement, il y a aussi des défis à relever. Par exemple, les services, tels que la logistique et les services de transport, sont des déterminants essentiels du commerce des marchandises. Par conséquent, les plates-formes numériques peuvent réduire les coûts commerciaux tant qu’il existe des services de transport compétitifs et à faible coût.

Une baisse des coûts du commerce peut être particulièrement bénéfique pour les micro, moyennes et petites entreprises (PME) et celles basées dans les pays en développement. Mais, si l’on veut que les technologies numériques tiennent leurs promesses, les services TIC sont essentiels. Bien que beaucoup de progrès aient été réalisés en matière de connectivité numérique (en termes de mobile/cellulaire, de large bande fixe et de pénétration d’Internet), cette croissance n’a pas été uniforme dans tous les pays et à l’intérieur de ces pays. Il existe un risque que la numérisation creuse les clivages existants et crée de nouvelles lacunes, où les PME des pays en développement sont mal préparées à tirer parti de l’économie numérique.

Les progrès des technologies numériques peuvent également apporter des changements dans la composition du commerce des biens et des services. On s’attend à ce que l’importance des services dans la composition du commerce augmente, la part des services dans le commerce total devant atteindre 25 % d’ici 2030. Il est difficile de prévoir les tendances commerciales futures, étant donné que de nombreuses nouvelles technologies n’ont pas été largement adoptées.

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